Hervé Tchdry: « Plus une blessure est profonde et plus elle va être facile à cicatriser »

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Rv Tchdry – Formateur, coach et conférencier

On commence par les présentations?

Je m’appelle Hervé Tchdry, je suis dans l’accompagnement, la formation et le coaching depuis plus de 8 ans. Je suis un passionné de l’être humain quel qu’il soit, c’est ce qui m’anime aujourd’hui dans tout ce que je fais.

J’ai un peu un parcours d’extraterrestre, j’ai commencé à travailler il y’a des années pour le roi du hamburger, Mcdonald. J’y suis resté plus de 13 ans avec des postes à responsabilité ou j’ai eu jusqu’à 100 personnes sous ma responsabilité. A ce niveau comme je dis souvent, on ne fait plus de hamburger mais du social et de l’être humain.

Par la suite un concours de circonstance a fait que le patron pour qui je travaillais a voulu délocaliser son activité. Moi je voulais rester sur la Côte d’Azur alors, passionné par l’informatique, j’ai décidé de me lancer à mon compte. Je faisais du dépannage, de l’installation mais aussi beaucoup de formations. Ce qui est assez drôle c’est que le plus jeune client que j’ai eu avait 4 ans et le plus ancien 89. J’en ai eu un autre qui ne savait pas ce qu’était une souris et qui pensait que sa cassette vidéo rentrerait dans l’ordinateur (rires). Il m’était donc impossible de leur parler de technique. Il fallait que j’utilise des mots simples et un vocabulaire digérable. Cette expérience m’a beaucoup fait travailler l’écoute, la compréhension des besoins, la vulgarisation. L’humain avait déjà de l’importance dans mon métier.

Je fais d’ailleurs aujourd’hui beaucoup de parallèle entre l’informatique et l’humain. L’homme à la base est un peu comme un ordinateur. A notre naissance nous n’avons rien à part un programme : « Windows ». Et puis au fur et à mesure on va nous ajouter des programmes comme Word, Excel, Photoshop, ou plutôt « dis bonjour », « apprend à marcher », « commences à travailler » etc… Malheureusement il peut parfois y avoir des bugs, des virus que l’homme peut appeler maladie, mal-être ou dépression. Il faut alors reprogrammer son ordinateur, effacer certains dossiers, en ajouter d’autres. Nous pouvons nous aussi nous reprogrammer en choisissant des programmes qui nous conviennent mieux.

Merci pour cette image très pertinente. Qu’as-tu fais ensuite ?

J’ai continué dans l’informatique une dizaine d’années pendant lesquelles ma passion pour le développement personnel et l’humain sont restés. Un sujet en particulier m’attirait, la gestion du temps. Au fur et à mesure des rencontres, certains entrepreneurs que je côtoyais ont commencé à me proposer d’intervenir sur ce thème lors de conférences. J’avais la chance de ne pas avoir peur d’affronter le public grâce aux années de café-théâtre que j’avais fait, alors l’idée m’a plu. J’ai commencé à intervenir par-ci par-là en y prenant beaucoup de plaisir. Puis en 2009 j’ai rencontré un consultant qui cherchait un formateur pour l’aider car lui-même était débordé. Il m’a formé rapidement et je me suis lancé à animer des journées complètes. Un grand kiff.

L’étape suivante qui n’était pas prévue dans mes plans était celle du coaching. Je me suis vite rendu compte que les formations c’était bien, mais que j’avais envie de suivre et de voir évoluer plus vite mes stagiaires.

Pourquoi avoir choisi le coaching ? 

Je ne l’ai pas vraiment choisi, ce sont tout simplement quelques personnes que j’ai eu en formation qui m’ont demandé si je pouvais leur proposer des accompagnements. Je leur ai dit oui en leur précisant honnêtement que je n’étais pas formé pour ça. Ce que j’ai donc fait c’est de commencer par me faire coacher moi-même. J’ai quelques obsessions dont celle de faire ce qu’on enseigne. Il y’a plein de choses que je pourrais apprendre aux gens mais si je ne le fais pas moi-même, il y’a un problème. Je ne veux pas devenir quelqu’un qui vit à travers les livres prêchant la bonne parole.

Après m’être fait accompagné j’ai donc commencé avec deux personnes, une que je voyais physiquement, l’autre par téléphone et les résultats se sont vite fait sentir. Ce qui a fait ma force c’est que toutes les expériences que j’avais eu avec les humains ont enrichi ma base de données. Le coaching ne se résume pas à de la technique, c’est aussi avoir une bonne connaissance des autres. Rien que chez McDo, j’ai croisé des milliers de personnes et tous m’ont appris quelque chose. Même si sur le moment ce n’était pas forcément conscient, aujourd’hui je m’en rends compte et peut voir tous les liens.

Dans la façon dont tu viens d’en parler, on sent effectivement une vraie passion pour l’humain et une envie de transmettre, de partager ce que tu as appris. Mais je ne comprends pas comment tu en es arrivé à t’intéresser à ce domaine ?

Je me souviens avoir eu un premier déclic lors de mon expérience chez McDo. J’ai côtoyé un formateur interne, un canadien. Il formait souvent à des sujets techniques mais il avait compris comment capter l’attention et intéresser. Il racontait des blagues, montait sur les tables, prenait à partie les participants. Je peux te dire qu’après la pause déjeuner, personne n’avait de coup de bar. Il y a eu lui et je me souviens également avoir été marqué en 2001 par un très bon communicant animant une formation sur la gestion du temps. Inconsciemment ce sont des gens comme eux qui m’ont permis d’être ce que je suis.

Pour en revenir au coaching, je croise beaucoup de gens qui en ont une mauvaise image car ils s’imaginent avoir à faire à un entraineur, un conseiller, qui leur dicterait la bonne conduite. Toi qui fais ce métier, peux-tu nous en donner ta définition ?

Je dis toujours que dans le coaching on est 3. C’est un partenariat, un travail d’équipe. Il y’a la personne que j’accompagne, moi, et notre relation que nous essayons de faire grandir. Ce ne va pas dans un seul sens, je ne dis pas de faire ceci ou cela, un coach ne doit pas influencer quelqu’un dans ses choix.

Je suis dans l’écoute tout en restant au maximum dans le moment présent. Mon travail est bien différent d’une psychothérapie qui va aller chercher tout ce qui est enfouit dans le passé du coaché. Moi je ne pense pas qu’il soit nécessaire de remuer tout ça, le terme passé porte bien son nom, l’important c’est plutôt : « qu’est-ce que tu es aujourd’hui et qu’est-ce que tu veux être demain? ». C’est permettre aux gens de se sentir plus en accord avec eux-mêmes, dans leur équilibre. Mais je ne peux pas tout faire seul, ce n’est pas magique, j’ai besoin de matière et d’investissement de la part de la personne que j’accompagne.

Quels types de problèmes peut-on traiter en coaching ? J’imagine que la palette est large ?

Oui très large. Nous pouvons travailler sur tous les problèmes liés à l’être, le faire ou l’avoir. Il y en a qui ne veulent qu’avoir, c’est leur choix et je les aide à l’obtenir. Le tout est de savoir ce qu’on veut. Ça parait simple et évident mais c’est la question la plus difficile car beaucoup de gens savent ce qu’ils ne veulent pas ou plus, mais très peu savent réellement ce qu’ils veulent. Nous travaillons alors souvent à trouver la version positive de ce que le coaché ne veut plus. A l’affirmation « je ne veux plus être dépendant » par exemple, nous nous focaliserons donc sur sa version positive qui est « Comment gagner en liberté ».

Mais avant de savoir ce que les personnes veulent, nous commençons d’abord à tenter de définir leur identité. C’est le cœur de ma première action.

Nous allons y revenir juste après. En attendant, peux-tu nous donner quelques informations sur le déroulement d’un coaching ? Combien de séances sont nécessaires ? Est-il plus intéressant d’échanger en face à face ou par téléphone ?

Il est difficile de parler de séances car tout dépend de la problématique qu’on va traiter. Il y’en a pour qui ça a pris un an, une autre qui devait passer un examen avec qui on a travaillé un mois. Il n’y a pas de règles établies dès le départ à part celle d’espacer de plus en plus les séances dans le temps. Cela permet de laisser les personnes expérimenter des choses, de faire des exercices et de les rendre aussi de plus en plus indépendantes.

Je reçois en physique, peut échanger par téléphone et aussi par Skype. Il y’a des gens qui ont besoin de me voir et c’est tout à fait normal. La seule difficulté sur Skype ou par téléphone, c’est que la personne arrive à être seule dans un environnement calme pendant une heure. Après je m’aperçois que par téléphone, ne me voyant pas, les personnes se libèrent parfois beaucoup plus. Il n’y a pas la peur du jugement qu’il peut y avoir en face à face. Il m’arrive même de chatter par écrit, ce qui permet au coaché d’avoir le temps de structurer ce qu’il veut me dire, et à moi d’analyser le vocabulaire et les mots utilisés qui en disent beaucoup sur la personne.

Peu importe le moyen, je dois favoriser une prise de conscience chez mon client, et pour cela il faut bien comprendre les niveaux d’apprentissage.

C’est-à-dire ?

Il existe 4 niveaux d’apprentissage : Le premier est « Je ne sais pas que je ne sais pas ». Un enfant de 7 ans qui voit ses parents conduire ne sait pas qu’il ne sait pas conduire. Il s’en moque à la limite. A ce niveau-là, tu ne peux pas le forcer à apprendre à conduire. Ce premier niveau est une zone aveugle ou le coach ne doit pas entrer car la personne ne serait pas prête à entendre l’information. Dans l’exemple, il faudra donc attendre que le garçon est 16 ou 17 ans et que l’envie de conduire lui vienne pour qu’il se rende compte par lui-même qu’il sait qu’il ne sait pas conduire.

Très intéressant… Quels sont les deux niveaux d’apprentissage qui suivent?

Lorsque je sais que je ne sais pas conduire, je vais apprendre à conduire, passer mon permis et l’obtenir. Je rentre alors dans la compétence consciente : je sais conduire mais je dois encore faire attention à ajuster les rétroviseurs, à mettre ma ceinture etc… Aujourd’hui nous en sommes tous au 4ème niveau, nous sommes capables de démarrer la voiture et faire tout le reste en même temps que nous téléphonons. Nous sommes devenus inconsciemment compétents. Ces 4 niveaux sont valables pour tous les domaines et un point important arrivé au niveau 2, c’est de choisir avec qui on va décider d’apprendre. Auprès de quelqu’un qui sait faire, qui l’a éprouvé lui-même ou auprès de quelqu’un qui ne donne que de la théorie ?

Si tu veux te marier ne demandes pas conseil à un célibataire, en somme.

Exactement. Demandes à quelqu’un qui a 20, 30 ou 50 ans de vie commune avec son conjoint. J’aime faire deux parallèles : Le premier en disant qu’un couple c’est comme un enfant. Plus tu le fais grandir, plus tu l’entretiens, plus la relation grandit.

Le second c’est qu’un homme a deux grandes guerres dans sa vie, 14-18 et 39-45. Si tu essayes de te découvrir dans l’adolescence, la seconde guerre ne devrait pas exister ou très peu. Mais si de 14 à 18 ans tu n’as rien fait, tu n’as pas essayé d’évoluer, alors arrive une grosse remise en question autour de 40 ans. C’est pareil dans le couple, il peut y avoir des guerres mais l’important c’est comment on les surmonte à deux.

J’ai la chance de bien te connaitre et il est évident que tu sais de quoi tu parles. Tu as vécu de terribles moments dans ton passé. Accepterais-tu d’en parler?

Oui j’en ai eu plein mais surtout deux qui m’ont marqué. Le premier c’est qu’à 35 ans, on me découvre une maladie génétique. Les analyses montrent un taux de fer beaucoup trop élevé dans mon sang, j’ai l’hémochromatose. Les spécialistes m’indiquent que si je ne fais rien, il me reste 3 ou 4 ans à vivre. J’ai pris une grosse claque dans la tête. Pendant 6 mois, on m’a fait des saignées tous les 15 jours, ce qui m’a épuisé. Depuis j’ai décidé de me prendre en main sérieusement, j’ai repris le sport et surtout je fais très attention à ce que je mange. Avec un équilibre de vie meilleur, je vis aujourd’hui sans problème avec la maladie.

Ça a été un premier coup dur mais il en faut toujours un ou deux de plus pour que ça serve de leçon. En 2009, lorsque j’avais ma boite d’informatique, je partais régulièrement sur Nice et avais l’habitude d’aller dormir chez ma mère. Un des rares soirs où je n’y dors pas, je retrouve le lendemain ma mère assassinée dans son appartement. A ce moment-là ce n’est plus une grosse claque mais une déflagration totale. La police retrouve le meurtrier, un jeune de 18 ans qui avait simplement volé 50€ et quelques bijoux. C’était vraiment le mauvais endroit, le mauvais moment. Quand ma mère s’est levée cette nuit-là, il avait préféré l’a tuer et dissimuler son crime plutôt que de s’enfuir. Et il a failli réussir puisque la police a d’abord conclu à une mort naturelle. Mais ils se sont rapidement aperçus qu’ils avaient fait une grave erreur, qu’un appel avait été passé le matin même en Roumanie et qu’il manquait des bijoux. A ce moment-là c’est la police scientifique qui a débarqué, comme dans Les experts. Après analyse, il s’agissait bien d’un meurtre.

Ont-ils fini par retrouver le criminel ?

Oui au bout de 3 mois, il a ensuite été jugé et condamné à 20 ans de prison. Moi j’avais un poids de vengeance. La mort de ses parents est naturelle, on s’y attend tous, mais pas de cette manière. Un assassinat c’était impensable. Quand on est dans la mafia ça peut faire partie de ton quotidien, mais là non, ma mère avait une vie très simple. Le procès a été très difficile à vivre car dans ma tête il fallait que je tue ce gars. Dans mes croyances de l’époque, si tu me frappais il fallait que je te le rende. Et puis m’est venu le temps de la réflexion, si je le tuais, quid de ma famille, de mon fils ? Avoir un père en prison, quel cauchemar.

J’ai donc essayé d’oublier mais ai vite commencé à déprimer, à tomber en emmenant ma famille et mon entreprise avec moi. J’ai tellement souffert qu’un jour tu ne peux plus rien encaisser et tu te dis qu’il faut que tu t’en sortes. Je me suis remis au développement personnel, à me demander qui j’étais et ce que je voulais. Il m’était encore impossible de formuler des projets pour l’avenir mais j’arrivais à penser à ce que je pouvais faire dans la journée.

Un an plus tard, j’avais un peu remonté la pente mais un poids était toujours là. J’ai alors décidé d’écrire au meurtrier pour lui pardonner de ce qu’il avait fait. Je ne l’ai dit à personne, c’était un acte très égoïste. A ma surprise il a répondu car il avait pris des cours de français entre temps en prison. Sa lettre était touchante, tout comme la mienne avait pu le marqué. A partir de ce moment je me suis dit que l’histoire était close. Non pas que je pouvais oublier, mais j’allais enfin pouvoir passer à autre chose.

Comme je disais j’ai donc remis la machine en route, avec des hauts et des bas, avec des creux entre chaque vague mais chaque creux pouvant m’aider à reprendre de l’élan pour repartir. J’ai cherché des outils pour redéfinir mes forces, mes valeurs, savoir ce que je voulais. Je pense que la méthode que j’utilise aujourd’hui en coaching a été inconsciemment créée à cette occasion.

Quel est cette méthode ? 

La méthode SBS : Simplicité et bon sens. Elle est axée sur 3 axes :

  • L’identité : Ce que je suis, mes forces, mon potentiel, mes valeurs.

  • Ce que je veux être, faire ou avoir: C’est quand j’ai déterminé qui je suis que je peux mieux définir ce que je veux.

  • L’action : je vais maintenant pouvoir passer à l’action pour obtenir ce que je veux, parce que si je ne fais rien il ne se passera rien.

Je donne souvent à mes coachés l’exemple du diamant. Sorti de la mine, comme nous, il est brut. Il a ensuite besoin d’être façonné. Notre problème, c’est qu’on a accepté à un moment de notre vie que notre diamant intérieur soit recouvert de crottin de cheval (tout le négatif qu’on a absorbé). Et pour ne pas montrer aux autres que c’est un crottin, on a mis par-dessus des dorures et des parures. La bonne nouvelle c’est que si on décide de gratter tout ça, on retrouve notre diamant, notre être intérieur, et on peut alors le faire se réaliser dans la vraie vie.

Une phrase très simple qui me suit beaucoup est « si tu veux que les choses changent, alors tu dois changer ». Les espèces qui ont le plus perduré dans le temps sont celles qui se sont le plus adaptées au changement de leur environnement. Celles qui n’ont pas voulu changer n’existent plus aujourd’hui. Pour en revenir à la mort de ma mère, un journaliste m’a dit un jour que nous n’étions avec mes frères que les enfants de la victime, la vraie victime étant ma mère. J’ai compris avec le temps qu’il avait raison. Nous étions certes des victimes collatérales mais c’est elle qui a été assassinée, pas nous.

J’ai souvent l’impression que les gens qui ont eu de gros coups durs comme toi en font une force pour avancer. Qu’est ce qui fait que des évènements si graves peuvent nous faire du  bien à long terme ?

C’est une vraie loi universelle. Je vais te donner une image médicale: Plus une blessure est profonde et plus elle va être facile à cicatriser. Pose la question à ton médecin.

Est-ce que ça veut dire qu’on doit nécessairement passer par là pour réussir notre vie ?

Non je ne crois pas. Des histoires comme la mienne doivent justement servir à se dire qu’il ne faut pas attendre que de tels évènements arrivent pour s’occuper de soi. Ne nous laissons pas embêter par des petits tracas qui nous empoisonnent la vie.

Parlons maintenant de ta casquette d’auteur si tu le veux bien. Tu as écrit un livre intitulé La préparation mentale by Rv Tchdry. Pourquoi ce bouquin ? Qu’est-ce que la préparation mentale ?

Le challenge a été de me demander si je pouvais mettre dans un livre les outils que j’utilise auprès des sportifs pour qu’ils puissent servir à n’importe qui. C’est un complément à ce que je fais, le complément de mes formations et coaching. Je donne beaucoup d’outils que j’ai essayé de rendre les plus simples possibles.

Mon second objectif était d’écrire pour moi-même, pour me prouver que j’en étais capable. Je ne suis pas du tout auteur, je me suis juste dit que j’écrirai un jour quelque chose. Quand j’ai reçu le premier exemplaire de mon livre terminé et imprimé, je me suis dit « ça y’est je l’ai fait ». C’était l’aboutissement de nombreux mois de travail, je l’ai ressenti comme une vraie réussite. Ce sentiment allait au-delà de ce que peut apporter la joie de le vendre.

Toi qui justement accompagne les êtres humains vers la réussite, qu’as-tu à nous dire sur ce thème ?

Je vais te donner la définition d’une vie réussie telle que je la donne aux gens, de façon très pragmatique : Une vie c’est la somme de plus ou moins quatre-vingt années. Une année c’est la somme de douze mois et un mois c’est la somme d’une 30 aine de jours, je n’invente rien. Une vie réussie c’est donc la somme de 80 années réussies. Une année réussie c’est la somme de douze mois réussis et un mois réussi c’est la somme de 30 jours réussis.

Le plus petit dénominateur commun d’une vie réussie c’est donc un jour réussi. C’est s’occuper de chaque journée, c’est se lever chaque matin en se demandant comment on va la remplir, qui on va vouloir rencontrer, qu’est-ce qu’on va vouloir lire, comment on va s’occuper. Et son contenu est propre à chacun. C’est comme une voiture dans laquelle on doit mettre du carburant si on veut qu’elle avance et le bon carburant. Quelle est notre carburant?

J’imagine que tu utilises tous ces principes dans ta vie. Quelles en sont les résultats ? Te sens-tu en réussite ?

Je me sens plutôt bien oui parce que je fais ce que j’aime faire. Je ne me considère pas à 100% de ma réussite et de mon bonheur car j’ai encore des choses à apprendre. Etre à 100% voudrait dire que j’ai déjà tout eu et que je n’ai plus de raison de vivre.

Merci pour toutes ces confidences Hervé. Un dernier mot sur ton futur: Comment l’imagines-tu ?

Dans l’avenir j’espère continuer à faire ce que je fais et finir en me disant que j’aurai laissé quelque chose. J’aimerais que les gens que j’ai rencontré puissent se dire que j’ai amené une contribution positive dans leur vie.

Pour toute demande à Hervé, vous pouvez le contacter sur:

herve@tchdry.com

https://www.facebook.com/tchdryrv?fref=ts

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